Alors que nous réfléchissons à l’histoire de Pessa’h et à ses thèmes de liberté et de résilience, nous nous rappelons la force durable de cette histoire pour éduquer, inspirer et guider les générations futures.
Lorsque Jacob Birnbaum a insisté pour la première fois afin que l’expression « Let My People Go » soit utilisée comme slogan central du mouvement pour les Juifs soviétiques lors d’un rassemblement de la SSSJ le 1er mai 1964, personne n’aurait pu imaginer à quel point le mouvement deviendrait puissant ni à quel point le slogan deviendrait omniprésent dans la cause.
Dans le plaidoyer politique, un slogan réussit lorsqu’il condense un argument moral en quelques mots. « Let My People Go » faisait précisément cela :

- Il formulait une exigence claire. Pas « les traiter mieux », mais « les laisser partir ».
- Il ancrerait cette exigence dans un récit sacré, lui conférant une légitimité émotionnelle et une autorité communautaire.
- Il invitait à l’identification. Des Juifs ayant peu de connaissances de la tradition ou de la pratique juives connaissaient néanmoins l’histoire de Pessa’h.
- Il se diffusait facilement. Sur des affiches, des badges, dans des discours et sur des banderoles, il pouvait être répété à l’infini sans perdre son sens.
- Il rendait aussi le mouvement plus facile à enseigner. Parents, enseignants et rabbins pouvaient passer de la Haggadah aux gros titres contemporains en une seule étape : du refus de Pharaon aux restrictions de l’État soviétique, de la supplique des esclaves aux appels de ceux qui étaient pris au piège derrière le rideau de fer.
Alors que nous nous asseyons autour de la table du Seder en ce Pessa’h, célébrons non seulement la liberté des Israélites sortis de l’esclavage en Égypte, mais aussi la libération, au XXe siècle, des Juifs soviétiques, et ce qu’il a fallu pour contraindre un Pharaon des temps modernes à « Let My People Go ! »


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Chag Same’ach ! Joyeux Pessa’h !